Comme un oubli de soi
Avancer dans la pénombre ouatée
Là où le silence fait foi
Aller plus loin encore
Se tenir en mouvement
espace suspendu
qui n’oscille plus sous les vents glacés
le temps s’est figé
marcher sans horizon
ciel et terre confondus
se tenir au milieu
la terre déguisée en astre lunaire
accueille nos pas
d’une empreinte éphémère
qui rassure
s’envelopper de nacre et poursuivre
le présent lutte et combat dans l’absence
des sentinelles de glace ouvrent
un chenal de ciel
juste
le cœur s’entend
la musique intérieure tourbillonne en flocon et s’échoue
l’engourdissement nous baigne
nous gagne et nous prend
témoins du froid
blanc tout autour
c’est le vide aux allures d’un vertige
qui absorbe tout
je ferme les yeux
j’ouvre les yeux.
Corine Avanzini